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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /Jan /2007 05:34

Grève SLN : Sylvain Néa jette l’éponge

Le conflit opposant la CSTNC à la SLN est fini. C’est Sylvain Néa lui-même qui l’annonce dans un communiqué, diffusé hier soir.
Place à présent aux négociations sur la réintégration éventuelle des dix salariés licenciés pour faute lourde, en échange de la démission de Sylvain Néa.

La fin de la grève à la SLN ne devrait plus être qu’une question de temps. Dans un communiqué diffusé hier, Sylvain Néa annonce en effet que la réouverture de l’accès au site de Kouaoua et la reprise du travail sur le site minier « mettent fin au conflit qui opposait la CSTNC à la SLN ».
Débloqué mardi matin par les coutumiers et militants de la CSTNC après trois mois de quasi-inactivité (notre édition d’hier), le site devrait reprendre une activité normale très bientôt. D’autant que Sylvain Néa appelle à la raison les irréductibles. « Je lance un appel aux quelques grévistes encore récalcitrants sur mine comme à Doniambo, pour leur sens des responsabilités et pour la reprise du travail », précise-t-il dans son communiqué. Et son argumentation est essentiellement financière. « L’accord salarial 2007, signé le 5 janvier, prévoit une prime de performance exceptionnelle dont le versement est conditionné par le budget annuel, donc lié à une reprise et un fonctionnement normal de l’activité ».

« Je regrette les dérapages »

Après près de quatre mois de grève, Sylvain Néa avoue donc son échec. « Notre cahier de revendication pour le pays et pour le peuple calédonien était important à nos yeux et sans doute pour la plupart des gens de ce pays mais le combat a été très difficile pour se faire entendre par les décideurs en place. »
Le leader de la CSTNC achève en précisant que « nos méthodes employées n’étaient peut-être pas suffisamment justes et je regrette les « dérapages » mais j’en assume les responsabilités pénales, professionnelles et personnelles mais l’enjeu était noble. »
Ce communiqué signe donc la fin d’une grève interminable (lire en encadré) mais le syndicat et la SLN ont encore du pain sur la planche. Ils doivent encore trouver un accord sur les conditions de la réintégration des dix salariés licenciés en échange de la démission de Sylvain Néa. Des négociations que la SLN conditionne à la signature officielle d’une déclaration de fin de grève. Il faudra donc attendre encore un petit peu avant la sortie complète de la crise.

(Article receuilli dans le journal 'Les Nouvelles Calédoniennes')

Par iguazub - Publié dans : Actualités
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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /Jan /2007 05:24

Le gel massivement adopté par le Sénat

 

296 voix pour et seulement 13 contre. Malgré le dernier baroud d’honneur de Simon Loueckhote, les sénateurs ont largement adopté le gel du corps électoral calédonien, mardi, à Paris.
Déjà voté le 13 décembre par l’Assemblée nationale, le texte doit maintenant être soumis au Congrès de Versailles, sans doute fin février, pour être définitivement inscrit dans la Constitution.

La tentative de Simon Loueckhote n’a finalement été qu’un coup d’épée dans l’eau. Mardi soir à Paris, les sénateurs ont en effet voté à une très large majorité le projet de loi constitutionnelle visant à geler le corps électoral calédonien.
Le renvoi du texte, demandé par Simon Loueckhote et 26 autres sénateurs UMP (lire notre édition d’hier), a été rejeté et le projet de loi a finalement été adopté par 296 voix pour et seulement 13 contre. Ce résultat n’est pourtant pas une surprise puisque tous les groupes politiques s’étaient prononcés de façon quasi unanime en faveur du oui. L’UMP était certes divisée sur la question mais, en coulisse, le groupe s’est largement activé pour décourager les signataires de la motion déposée par le sénateur calédonien.

Le poids de Baroin

François Baroin, le ministre de l’Outre-Mer, a également pesé de tout son poids pour défendre le gel. Il s’agit, selon lui, de respecter « la parole donnée par l’Etat » lors des accords de Matignon et de Nouméa. Rappelant « les événements tragiques qu’a connus le territoire entre 1984 et 1988 », et la nécessité de préserver la paix civile, le ministre a insisté sur le fait que ces accords instauraient « dans la nationalité française une citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie ». Or « la question de la définition du corps électoral est étroitement liée à celle de la citoyenneté calédonienne », a-t-il plaidé.

« Le Kanak ne veut pas exclure »

Pour les opposants au texte, emmenés par Simon Loueckhote, le corps électoral calédonien pour les élections provinciales doit certes être restreint. Mais le critère de dix ans de résidence devrait être suffisant, sans la condition supplémentaire de s’être installé avant 1998. C’est cette notion de corps glissant qu’a défendu le sénateur calédonien. « Le Kanak que je suis ne peut pas et ne veut pas exclure », a-t-il plaidé. Citant « les vieux », Simon Loueckhote a défendu « la philosophie d’inclusion » traditionnelle en Océanie. Condamnant par avance « les messieurs Jourdain » qui allaient voter ce texte visant « à exclure définitivement une partie des résidents français de la vie politique locale », le sénateur a dénoncé de façon à peine voilée les indépendantistes en parlant du « chantage à la violence ». Il a d’ailleurs reçu le soutien de Bruno Retailleau, élu MPF. Regrettant qu’on touche au principe « un citoyen, une voix », « quasi-ADN de la Constitution », le sénateur de Vendée a accusé le texte « d’inoculer dans la loi fondamentale le virus du communautarisme ».

Les contre isolés

Mais Simon Loueckhote et Bruno Retailleau sont restés bien isolés. Jean-Paul Virapoullé (la Réunion), défendant la position officielle de l’UMP, a regretté que certains veuillent aujourd’hui « introduire dans le fruit des accords de Matignon et de Nouméa le ver de la discorde et de la suspicion ».
Autre partisan du gel, le président du groupe UDF, Michel Mercier, a expliqué qu’il fallait « accepter un compromis qui permet la paix civile ».
Côté socialiste, Louis Le Pensec a tenu à témoigner comme ancien ministre de l’Outre-Mer en charge des accords d’Oudinot. « Il faut savoir d’où l’on vient pour éviter de commettre de nouvelles erreurs », a-t-il indiqué tout en demandant d’« éviter une surenchère dangereuse ». « Ce n’est pas le moment d’agir avec des préoccupations électoralistes, ni à Nouméa, ni à Paris. »
S’exprimant juste avant le vote en faveur du oui, le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon a, quant à lui, estimé que ce texte faisait du territoire « un laboratoire de l’humanisme » et que le but était de « guérir la Nouvelle-Calédonie par la fraternité ».

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Et maintenant ?

Déjà voté par l’Assemblée nationale le 13 décembre dernier, le texte doit maintenant être soumis au Parlement réuni en Congrès pour être définitivement inscrit dans la Constitution. La réunion des députés et des sénateurs en Congrès à Versailles, nécessaire lorsqu’il s’agit de modifier la Constitution, devrait avoir lieu le 19 ou le 26 février. Pour être adopté, le texte devra alors être entériné par les trois cinquièmes des parlementaires.

 

(Article tiré du journal 'Les Nouvelles Calédoniennes')

Par iguazub - Publié dans : Actualités
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Jeudi 11 janvier 2007 4 11 /01 /Jan /2007 02:40
Trois cents pages sur l’économie et la vie calédoniennes

Six ans après, un nouveau tableau de l’économie calédonienne est publié par l’Isee. En fait, tout un panorama de la vie locale sous tous ses aspects.

Trois cents pages, des centaines de tableaux, des milliers d’informations économiques, sociales, politiques, géographiques, sanitaires, humaines, mises à la fois en perspective régionale, mondiale et historique. Voilà, résumée à grands traits, l’édition 2006 du Tec, tableau de l’économie calédonienne, préparé et publié par l’Isee (*).
La dernière livraison de ce document datait de 2000. Habituellement, les rééditions se font tous les trois ans. « Mais cette fois, nous avons attendu de recueillir tous les enseignements du dernier recensement, ce qui nous a fait prendre du retard », explique Gérard Baudchon, directeur de l’Isee.

Vingt ans de croissance forte

Le document est déjà disponible sur Internet. Il sera en vente en librairie et à l’Isee fin janvier. Une version anglaise doit paraître fin février.
Chefs d’entreprise, étudiants, chercheurs, professionnels de toutes disciplines, tout le monde peut trouver une foule d’informations précieuses sur la Calédonie et ses habitants. Du nombre de personnes parlant le drehu au PIB par habitant, en passant par l’activité touristique (comparée à Fidji ou à la Martinique notamment), la consommation d’alcool, le montant des prélèvements obligatoires…
Pas de fil directeur dans cet ouvrage qui est d’abord une compilation avec des textes dans les pages de gauche, des tableaux dans celles de droite. Pas de fil directeur mais tout de même quelques enseignements forts qui transparaissent au fil de la lecture : ainsi, le taux de chômage en légère baisse entre 1996 et 2004, la croissance soutenue de l’économie calédonienne
(+ 4 % par an au cours des vingt dernières années).
L’ouvrage se divise en cinq grandes parties, 26 chapitres et 128 rubriques. Aide précieuse que l’on ne trouve que sur la version papier : un index alphabétique comprenant plus de 800 mots clés.
Bref, un document de référence (rédigé volontairement en langage grand public), indispensable pour piocher des infos de toutes sortes sur le pays.

Cliquez sur l'image pour aller télécharger les documents .PDF et bonne lecture...


 

Par iguazub - Publié dans : Actualités
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